Philippe Blondez, directeur artistique du PAPP

Philippe Blondez, directeur artistique du PAPP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Blondez

directeur artistique du Salon

 

Cette saison, grande nouveauté, PAPP se relooke en confiant sa scénographie à Philippe Blondez. Ce touche-à-tout hyperactif a posé son œil sur le prêt-à-porter. UN1QUE fait le point sur cette petite révolution.

 

BIO EXPRESS

Ce personnage aux multiples talents fait la navette entre Paris et Londres. Diplômé en arts plastiques de l’institut Saint-Luc de Bruxelles, il est le fondateur et le rédacteur en chef du magazine Bil Bo K. Il est aussi commissaire d’expositions, concepteur de spectacles et de livres et programmateur de festivals.... Il a travaillé sur le pavillon belge de l’Exposition universelle d’Hanovre en 2000 (expo créateur et défilé), le musée de la Mode de Marseille (scénographie et catalogue de l’exposition « Dress code : tenue de cocktail »), les Galeries Lafayette, le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris et sur l’exposition Image de Paris.

 


Quelle est votre mission au sein du salon ?

Mon travail consiste à positionner le salon sur une approche plus scénique, plus théâtralisée, grâce à ma double expérience art et mode. Apporter aux visiteurs une expérience forte, qui les marquera. Fluidifier les circulations, créer des aires d’animations, de détente, de repos...


Comment créez-vous des ponts entre la mode et le design ?

La mode a besoin du design pour se montrer. Sur un salon de mode, il est donc naturel de faire appel à un directeur artistique pour intensifier, sublimer, mettre en avant les propos et tendances de la mode. Les ponts entre design et mode sont nombreux et s’intensifient. La mode crée des structures pour le vêtement. Le design repense la structure de l’espace pour le transcender, lui donner une autre allure. La mode suscite l’émotion, la scénographie crée la sensation. La mode habille. La scéno décore le salon.


Quelles ont été vos sources d’inspiration pour la scénographie ?

La thématique Les Parisiennes 2.0. J’ai pris Paris et ses Parisiennes à bras le corps, pour les mettre en espace, en son et en film. J’ai mis en scène de (très) grandes et belles filles, une vision d’un Paris urbain, coloré et évoqué ses quartiers, ses ambiances et ses canaux. En parallèle, j’ai développé une approche scénographique moins anecdotique en travaillant la perspective sur la quasi totalité des espaces, plaçant le visiteur dans la position de construire l’espace. Je me suis appuyé sur des angles très ouverts, ou très obtus, des anamorphoses, etc. Notre volonté était de transmettre une vision très graphique, très enlevée en terme de dessin. Du trait, du slogan : la mode se revendique et elle est vivante !


Sur quelles histoires avez-vous travaillé ?

L’histoire qui prédomine est la fascination que j’ai toujours eu pour les salons, les foires, les expositions universelles, et ce depuis l’enfance. C’est donc un plaisir que de jouer sur ce terrain-là.


Qu’est-ce que vous aimez ou détestez dans la mode ?

La mode – comment se vêtir, quoi porter – est l’expression personnelle de chaque individu. Le vouloir ou pas importe peu, de toute façon on n’y échappe pas. Alors pourquoi ne pas la considérer comme quelque chose de positif qui embellit le quotidien ? 

 
 

Focus sur la scénographie

 

 

L’entrée

Philippe Blondez a fait appel à la créatrice et dessinatrice Lovisa Burfitt, qui a matérialisé la nouvelle Parisienne : celle qui, sous des dehors classiques, peut exhiber ses extravagances, celle qui promène son chien et va chercher son pain en talons de 12 cm au petit matin, celle qui se rend dans les galeries, les expos, la pressée, la cool, l’exotique, la baba, mais toujours chic ! Ces deux entrées sont un joli souffle de mode, à prendre avant de se lancer dans le salon, avec en bonus un film et une expérience sonore inédite.

 

 

 

Le défilé

Philippe Blondez a agrandi l’espace dédié au défilé, en lui donnant plus d’ampleur, mais également plus de perspective. Cette zone se voit dotée d’une plaza, sur laquelle sont disposés les espaces mode et beauté, ainsi qu’une expo de visuels street-style. A l’intérieur, après avoir franchi la porte à enseigne « Ici on défile! », les mannequins défilent à même le sol, dans une chorégraphie originale, entourées d’images et de citations de Paris.